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Le secteur de la pêche maritime au Maroc

Offices des Foires et Expositions de Casablanca

mercredi 7 janvier 2004, par Collecte CND F.M


Grâce à la diversité de son patrimoine biologique marin et à l’expérience de ses gens de mer. Le Maroc a acquis au fil du temps une vocation halieutique indéniable.

Le secteur des pêches maritimes emploie plus de 400.000 personnes et génère un chiffre d’affaires de 12 milliards de dirhams. Il occupe ainsi une place prépondérante dans l’économie du pays et contribue de façon significative à la sécurité alimentaire de la population.

Riche par la diversité de ses composantes. le secteur halieutique national comprend les activités de la pêche de la valorisation des produits de la mer et de l’aquaculture et des industries annexes.

PECHE MARITIME

Principale composante du secteur, l’activité de pêche génère une production annuelle de plus d’un million de tonnes pour une valeur de prés de 8 milliards de Dirhams et place le Maroc parmi les grandes nations halieutiques et au premier rang des producteurs africains.

Cette production est assurée par une flotte diversifiée, composée de 360 navires congélateurs, 1800 bateaux de pêche côtière et 17 000 unités de pêche artisanale.

 Moderne et hautement spécialisée, la pêche congélatrice est constituée principalement de navires céphalopodiers et crevettiers. Elle génère à elle seule un chiffre d’affaires de 4 milliards de dirhams, soit plus de 60% du chiffre d’affaires global de l’activité pêche.

Fortement exportatrice, la pêche congélatrice oriente ses produits principalement sur les marchés japonais et européens.

 Témoignant d’une véritable tradition maritime, la pêche côtière assure près de 80% de la production nationale en volume, soit plus de 950.000 tonnes de poisson débarqué.

80% de ses débarquements constitués essentiellement de poisson pélagique sont destinés à l’approvisionnement de l’industrie de valorisation des produits de la mer, les 20% restant fournissent le marché local de la consommation à travers un réseau de halles reparties dans tous les ports du royaume.

 Avec 70.000 emplois, la pêche artisanale constitue une importante source de revenue pour les populations côtières.

La flotte artisanale débarque des produits de qualité, destinés soit à la consommation locale, soit à l’approvisionnement de l’industrie de valorisation.

Elle constitue un axe prioritaire du programme de promotion sociale mis en place par le Ministère des Pêches Maritimes, visant l’amélioration des conditions de travail et du cadre de vie des pêcheurs.

INDUSTRIE DE VALORISATON

Motivé par sa vocation de grand pays exportateur de poisson et à l’écoute des exigences du marché, le Maroc s’est doté d’une infrastructure de valorisation moderne et a mis en œuvre une politique de développement de la filière dont le maître mot est ’qualité compétitivité’.

Avec 305 établissements, l’industrie de valorisation à terre génère un chiffre d’affaires de plus de 10 milliards de dirhams.

Faisant appel à une main d’œuvre féminine qualifiée, le secteur de la valorisation regroupe les activités de la congélation, de la conserve, du conditionnement du poisson frais, de la semi-conserve, du traitement des algues marines et de la fabrication de farine et huile de poisson. Ouverte sur le monde et principalement orientée vers les marchés de l’U.E et du Japon, l’industrie de valorisation des produits assure près de 60% des exportations agroalimentaires et 15% des exportations totales du Maroc.

Au fil des ans, l’industrie de valorisation des produits de la mer a su assimiler les technologies les plus récentes, diversifier ses produits et imposer sa compétitivité sur les marchés internationaux. Grâce à cela le Maroc est aujourd’hui le premier exportateur mondial de conserves de sardines « pilchardus » et le 2ème exportateur d’ Agar-Agar .

AQUACULTURE

L’aquaculture recèle un fort potentiel de développement au Maroc. Avec une production d’environ 1200 tonnes, elle se compose principalement de pisciculture et de conchyliculture.

Spécialisée dans la production de Loup et de Dorade, l’élevage piscicole est développé à M’diq et dans la lagune de Nador, en Méditerranée.

La conchyliculture repose sur le grossissement des naissains d’huîtres et de palourdes dans les lagunes de Oualidia et de Nador.

Dans ce créneau, les efforts tendent aujourd’hui à préciser les potentialités des sites aquacoles, à diversifier des espèces d’élevage autre que le loup et la dorade, de promouvoir les techniques d’élevage en off shore et d’améliorer l’environnement institutionnel de cette activité afin d’encourager l’investissement.

ACTIVITES ANNEXES

Une multitude d’activités annexes, telles que la construction et la réparation navale, l’industrie du froid et des équipements de pêche, les services liés à la pêche complètent le paysage halieutique national.

ORIENTATIONS STRATEGIQUES

A l’heure de ta globalisation des échanges et de l’ouverture des frontières économiques mondiales , et conscient des défis à relever pour un développement harmonieux et intégré du système halieutique national, le Ministère de la Pêche Maritime a mis en place une stratégie de croissance dont les axes prioritaires sont ta promotion d’une nouvelle éthique halieutique basée sur une pratique responsable de la pêche, la promotion sociale et professionnelle des gens de mers et l’installation d’une démarche de qualité totale tout au long de la filière pêche.

PRESERVATION DE LA RESSOURCE

La prise de conscience sur la nécessité de promouvoir un mode de gestion des ressources qui tient compte de leur vulnérabilité et préserve leur équilibre biologique, a conduit le Maroc à mettre en place des instruments de gestion rationnelle de son capital marin en vue d’en assurer le renouvellement et d’en garantir l’exploitation durable.

Cette approche repose sur le renforcement de la recherche scientifique seule à même de fournir les informations pertinentes et fiables sur l’état de la ressource, préalable indispensable à toute politique d’aménagement des différentes pêcheries.

L’instauration de plafonds annuels de capture et de périodes de repos biologique, la restriction de l’accès aux zones de pêches sensibles, la réglementation des tailles marchandes et la promotion d’engins sélectifs de pêche, sont autant de mesures mises en place pour une gestion optimale de la ressource.

Cet ensemble de mesure est renforcé par un strict système de contrôle systématique des captures débarquées et d’un système de localisation et de suivi par satellite des navires de pêche.

MAITRISE DE LA QUALITE

Les changements intervenus dans le cadre réglementaire international en matière d’hygiène et de qualité ont conduit les entreprises marocaines du secteur à s’engager dans un véritable processus de modernisation des techniques d’analyse et de surveillance, par la normalisation des procédés de fabrication, la mise en place de systèmes d’autocontrôle et le développement de programme d’assurance qualité.

Cette dynamique de modernisation, qui a touché l’industrie de valorisation des produits de la mer et la flotte industrielle. est aujourd’hui concentrée sur la mise à niveau de la flotte de pêche côtière et visent la généralisation du froid à bord par le biais de systèmes des cales isolées ou réfrigérées, pour une meilleure manutention et préservation de la qualité des captures.

Concernant les infrastructures et circuits de commercialisation. les efforts sont orientés vers la mise à niveau des halles en vue de leur certification, et la construction de marchés de gros et de détails conformes aux normes de qualité et de salubrité des produits de la pêche. .

Ces actions sont complétées par la maîtrise de la chaîne du froid tout au long du processus de la commercialisation. .

PROMOTION SOCIALE

Au centre des préoccupations du Ministère de la Pêche Maritime, la politique sociale en faveur des gens de mer, vise l’amélioration de leur condition de vie, de travail et de sécurité en mer.

Partie intégrante de l’action sociale, la santé des gens de mer fait l’objet de la mise en place d’un réseau d’antennes médicales dans les ports du Royaume, ainsi que la promotion d’un système de prévoyance sociale.

Conscient de l’importance que revêt le développement de la pêche artisanale un programme national d’aménagement du littoral marocain a été élaboré et comprend la réalisation de plusieurs villages de pêche et de points de débarquement.

Des infrastructures fonctionnelles, telles que les fabriques de glaces, les magasins de stockage et les ateliers de réparation navale sont ainsi mis à la disposition des marins pêcheurs afin de leur permettre de tirer le meilleur bénéfice de leur activité.

Des sessions d’alphabétisation fonctionnelle sont régulièrement organisées en leur faveur. Ces actions sont complétées par un programme de vulgarisation axé sur la préservation des ressources, la qualité et l’hygiène.

FORMAT ION MARITIME

L’élément humain constitue le vecteur essentiel pour le développement d’une pêche et d’un commerce responsables.

Il constitue par ailleurs, un facteur déterminant de performance des entreprises dans un environnement empreint par une évolution technologique constante et une compétitivité de plus en plus rude.

L’amélioration de ces compétences passe par la promotion d’une formation maritime de qualité et constitue l’une des priorités de l’action du Ministère de la Pêche Maritime.

8 établissements et 7 navires-écoles spécialisés mettent chaque année à la disposition des entreprises nationales, près de 400 navigants et techniciens à terre hautement qualifiés et répondent ainsi au besoin du Secteur en personnel qualifié, initié aux impératifs de sécurité et de qualité.

Ces établissements offrent également aux marins en activité la possibilité d’améliorer leur qualification professionnelle. Grâce à un système de formation continue et de perfectionnement, 500 titres et brevets sont délivrés chaque année.

OPPORTUNITES D’INVESTISSEMENT

Dans un marché mondial caractérisé par une croissance continue de la demande en produits de la mer et face aux exigences de consommateurs à la recherche de produits de qualité répondant aux nouvelles habitudes de consommation, la valorisation des ressources halieutiques apparaît aujourd’hui comme une composante d’avenir de la filière pêche.

Au Maroc, l’industrie de la pêche s’oriente de plus en plus vers le développement de nombreux produits innovants, à haute valeur ajoutée. Des procédés de fabrication nouveaux, faisant appel à une technologie moderne et à une main d’œuvre qualifiée voient de plus en plus le jour.

Dans ce contexte, les investissements tendent à s’orienter vers les branches d’activités suivantes :
 La congélation des petits pélagiques ; notamment dans les ports du sud du Royaume (Dakhla, Laâyoune et Tan-Tan) à proximité des grands centres d’approvisionnement.

 L’ élaboration en filet de poisson à faible valeur commerciale ( squalidés, sabre argenté, ombrine, mulet, etc... .)

 La mise en conserve de céphalopodes et de mollusques bivalves.

 La transformation des algues marines en agar-agar.

 La construction et la réparation navales.

 L’aquaculture de mollusques bivalves.

 Le développement de réseau de distribution de poisson frais et congelé sur le marché local.


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